L’apprentissage des langues : une affaire d’oreille !

L’apprentissage des langues : une affaire de don? Non! Percevoir l’ensemble des sons et des rythmes afin de pouvoir les reproduire sans accent est une affaire d’entraînement à l’écoute et à la construction du sens. C’est pourquoi Glotte-Trotters éveille les oreilles de ses apprenants dès le plus jeune âge par des jeux vocaux et des chants.

L’apprentissage des langues : une affaire de fréquences sonores

Lorsque nous n’avons pas l’habitude de pratiquer une langue étrangère , il est parfois difficile de distinguer deux sons de cette  langue et difficile d’adopter les nouveaux « gestes de parole » nécessaires. Au-delà de l’acquisition d’un vocabulaire et d’une structure grammaticale, une langue est avant tout une structure sonore proche d’une partition musicale, hauteur de sons, rythme, points d’appui et sonorités spécifiques. D’un point de vue physiologique, l’oreille interne se développe en référence à la langue maternelle. L’oreille d’un français a pris l’habitude de la gamme sonore du français. Pour apprendre une autre langue, l’apprenant doit se familiariser avec le monde acoustique propre à cette langue. Le fait que chaque langue exploite un registre bien délimité du spectre sonore permet une éducation de l’écoute visant une meilleure compréhension des sons à l’intérieur de ce registre et donc une meilleure utilisation de la langue étudiée.

L'apprentissage des langues: une question d'oreille!

Ainsi, chaque peuple perçoit les sons à sa manière. Pour un français, le chant du coq est proche de « cocorico ». Pour un anglais, c’est « cock-a-doodle-do » qui est perçu et pour un allemand « kikeriki »! Le chant du coq est bien-entendu le même quelque soit son pays d’origine, mais la personne qui écoute son chant perçoit des fréquences différentes en fonction de sa langue maternelle. A la naissance, l’oreille humaine est capable d’entendre une large plage de fréquences s’étalant de 16 à 20 000 hertz (sons graves à aigus). Avec le temps et soumis à un environnement de sonore plus ou moins limité, l’oreille peut se refermer par manque de stimulation. Par exemple, un Français parle principalement entre 1 000 et 2 000 Hz. Les Anglais quant à eux privilégient les zones de fréquences de 2000 à 16000 Hz, les Espagnols de 125 à 500 Hz, les Russes de 125 à 16000 Hz, etc. Par manque de stimulations, notre oreille peut se « fermer » à certaines fréquences.Sur l’étendue des fréquences sonores de la voix humaine, le français n’utilise qu’un octave, contre quatre en anglais et 11 en russe. Les français ne sont alors guère avantagés pour devenir polyglottes, à moins d’une sensibilisation aux langues dès le plus jeune âge.

En effet, à la naissance, le bébé naît avec des milliers de synapses qui représentent toutes les possibilités de connexions. C’est en grandissant que les synapses non utilisées se désactivent d’où la plus grande difficulté à apprendre une langue à laquelle on n’a pas été confrontée dans son enfance. Un deuxième phénomène qui correspond à la malléabilité du palais. Jusqu’à 7 ans, nous possédons un palais malléable qui nous permet de prononcer des sons nouveaux. Après cet âge, le palais se durcit et en quelque sorte il devient plus difficile de prononcer des mots que l’on avait pas prononcé auparavant.

L'apprentissage des langues: une question d'oreille!

 

L’apprentissage des langues : une affaire d’intonation prosodique et mélodique

Avant de comprendre le sens des mots, il faut connaître la structure des sons et la musicalité de la langue comme le fait un enfant lorsqu’il apprend à parler.C’est pour cette raison que nos formateurs mettent en place une démarche globale d’éveil perceptif. Notre démarche mène les enfants vers la conscientisation des éléments sonores nouveaux. Chez Glotte-Trotters, on apprend à reconnaître le paysage sonore de l’anglais et de l’espagnol dès 2 ans!

Apprendre les langues n’est pas qu’une simple accumulation de connaissances à mémoriser ou de mécanismes résultant de la seule imitation de modèles.Pour que l’écoute soit active, faut qu’il y ait motivation. Pour les adolescents et les adultes,nous préparons la compréhension orale :

Avant le cours

avec de la pédagogie inversée en vous transmettant des supports visuels et audios pour préparer votre séance avec le formateur natif

Pendant le cours

avec une mise en contexte des éléments linguistiques travaillés en amont et faire sorte que les apprenants sentent que faire de la compréhension orale ne consiste pas à comprendre tout !

  • Nous donnons des objectifs précis d’écoute
  • Nous varions les exercices
  • Nous mettons en place un rythme d’écoute structuré et réaliste
  • Nous laissons suffisamment de temps entre écoutes pour une vrai mise en commun

A chaque écoute, nous demandons aux apprenants de mettre leur attention sur un aspect spécifique de l’enregistrement.

Après le cours

Avec la mise à disposition aux apprenants de supports audio pour s’entraîner à la maison à percevoir et adopter les nouveaux « gestes de parole » nécessaires aux nouvelles langues apprises.

L'apprentissage des langues: une question d'oreille!

L’apprentissage des langues : une affaire d’exploration phonatoire par des jeux vocaux et des chants

Les jeunes enfants sont encore plus sujets à percevoir des sons sans pour autant leur accorder de l’attention; ils peuvent aussi écouter sans intention d’en ressortir des indices aidant à construire du sens. Pour susciter leur motivation, nous nous appuyons sur de nombreux jeux vocaux. A l’aide de ces activités, l’enfant apprend à reconnaître et produire des sons courts/longs, graves/aigus, accentués/non accentués … Les exercices vont aussi porter soit sur l’articulation, l’intonation, l’accentuation, le timbre, la dynamique…

Nos exercices moteurs sont spécialement conçus pour sensibiliser les enfants aux différences de la fréquence et de la durée des sons, à la dynamique, au tempo et à l’articulation. Glotte-Trotters aide les apprenants à parler plusieurs langues mais pas seulement! Nous développons de cette manière également les dispositions musicales et la sensibilité esthétique de l’enfant, en stimulant en même temps son invention créatrice. Une participation active à ce type d’exercices suscite l’intensification des processus cognitifs tels que la perception, la représentation, la pensée. Les élèves exercent la concentration, l’orientation et la mémoire.

Nos nombreux chants et comptines permettent aussi de développer leur oreille polyglotte et leur mémoire. Chez les plus petits, l’apprentissage se fait par le par cœur. La mémorisation est rendue plus facile par la mélodie. Nos formateurs natifs vont travailler avec eux la diction, l’articulation et l’intonation de la langue. En utilisant les chants et nos supports visuels interactifs, l’apprentissage d’une langue étrangère devient un jeu sur les composantes sonores du langage. La syllabisation et les rimes indiquent le rythme interne de la phrase et aident l’enfant à restituer la courbe mélodique de la phrase. Simple et efficace!

Une étude de chercheurs de l’université de Liverpool a démontré que la musique et le langage sont des processus similaires qui viennent de la même partie du cerveau, située dans l’hémisphère gauche.
Les musiciens apprendraient-ils une langue étrangère plus facilement ? Glotte-Trotters partage cet avis développé dans l’article proposé ce dessous:

Musique et langues

 

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